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Améliorer le confort d’été sur le DPE
Tout savoir sur les travaux

Améliorer le confort d’été sur le DPE

Votre confort d’été est jugé insuffisant sur votre DPE même si votre bien est classé A ? Attention à la nouvelle loi qui risque d’impacter votre note et prenez les mesures nécessaire.

Confort d'été insuffisant sur le DPE, que faire ?

Un DPE avec un confort d'été insuffisant, qualifiant votre logement de « bouilloire thermique » se corrige en priorité par des travaux passifs : isolation de la toiture, pose de volets ou brise-soleil sur les fenêtres exposées, et ventilation nocturne.

Ces mesures peuvent faire baisser la température intérieure de 3 à 8 °C sans climatisation, et sont celles que le DPE évalue concrètement pour noter le confort estival d'un logement.

Si vous cherchez cette réponse, c'est probablement que votre DPE affiche la mention « insuffisant » en page 2, ou que votre logement, parfois pourtant bien classé A ou B, devient irrespirable dès que les températures grimpent. Cela est normal, le confort d'été et la classe énergétique A-G répondent à deux logiques différentes. Comprendre cette distinction est la première étape pour savoir quoi corriger.

Bientôt un impact sur la note DPE ?

Le sujet devient d'autant plus important que le cadre est en train de changer. Le 8 juillet 2026, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi Relance du logement, qui intègre pour la première fois le confort d'été dans la définition officielle d'une « rénovation performante ».

Concrètement, un chantier ne pourra bientôt plus être qualifié de performant en ignorant la chaleur estivale, au même titre que la performance hivernale aujourd'hui. Le texte doit encore passer devant l'Assemblée nationale, mais la direction est claire : anticiper ces travaux dès maintenant, c'est prendre de l'avance sur une évolution réglementaire qui se précise.

Confort d'été et DPE : de quoi parle-t-on exactement ?

Le confort d'été désigne la capacité d'un logement à rester à une température supportable en cas de forte chaleur, sans climatisation. Depuis la réforme du DPE entrée en vigueur le 1er juillet 2021, cet indicateur figure en page 2 du diagnostic, sous la forme d'une note qualitative à trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon.

Ce que beaucoup de propriétaires ignorent : cette note n'a aucune influence sur la lettre A à G affichée en une du rapport. Cette dernière reste calculée sur les besoins de chauffage et les émissions de gaz à effet de serre. Un logement peut donc être excellent l'hiver et jugé « insuffisant » l'été, c'est même une situation fréquente, notamment dans les combles aménagés, les logements traversant peu, ou les biens exposés plein sud sans protection.

Pourquoi mon DPE juge mon confort d'été « insuffisant » ?

Le diagnostiqueur évalue cinq critères précis pour attribuer la note de confort d'été. Si votre logement en cumule plusieurs, la note « insuffisant » n'a rien d'anormal :

  • l'isolation de la toiture, premier point d'entrée de la chaleur ;
  • l'inertie thermique du bâti, liée à l'épaisseur et à la composition des murs et planchers ;
  • la présence de volets extérieurs ou brise-soleil sur les fenêtres orientées sud, est ou ouest ;
  • le caractère traversant du logement : aucune orientation ne doit représenter plus de 75 % de la surface vitrée totale ;
  • la présence de brasseurs d'air fixes (ventilateurs de plafond) — les ventilateurs mobiles ne comptent pas dans le calcul.

À l'inverse, la climatisation n'améliore jamais cette note : l'indicateur ne mesure que le confort passif du bâti, indépendamment des équipements de refroidissement actifs.

Comment améliorer le confort d'été de son logement : les travaux qui comptent

Une démarche passive bien menée peut réduire le besoin de rafraîchissement d'environ 70 %, avant même d'envisager un climatiseur. C'est aussi ce que récompense directement la note du DPE.

SolutionEffet sur la températureBudget indicatifFait progresser la note DPE
Isolation de la toiture et des combles-2 à -4 °C30 à 50 €/m²Oui
Volets, stores extérieurs, brise-soleil-3 à -5 °C200 à 2 000 €Oui
Films ou vitrages à contrôle solaire-2 à -3 °C30 à 100 €/m²Partiellement
Ventilateur de plafond fixe-3 °C ressentis50 à 300 €Oui
Ventilation nocturne (geste gratuit)-2 à -4 °CgratuitNon (mais efficace)
Végétalisation des abords (arbres, brise-vue végétal)variableselon le projetNon (mais efficace)
Climatisation réversible (dernier recours)solution active1 500 à 12 000 €Non

Effets indicatifs, d'après des relevés Selectra et l'ADEME.

Ordre de priorité recommandé : commencez par l'isolation de la toiture, qui reste rentable été comme hiver, puis équipez les façades les plus exposées de protections solaires extérieures. La climatisation ne devrait intervenir qu'en dernier recours, pour les pièces qui restent inconfortables malgré ces mesures, idéalement via une pompe à chaleur air-air réversible correctement dimensionnée plutôt qu'un appareil surpuissant.

Ces travaux, lorsqu'ils s'intègrent à un bouquet plus large, peuvent être éligibles à des aides comme MaPrimeRénov', les primes énergie (CEE), la TVA à 5,5 % ou l'éco-prêt à taux zéro.

Les gestes gratuits à appliquer dès aujourd'hui

En complément des travaux, quelques habitudes limitent la surchauffe sans dépenser :

  • fermer les volets dès que le soleil tape sur la façade, pendant la journée ;
  • ouvrir en grand dès le coucher du soleil et pendant la nuit pour évacuer la chaleur accumulée ;
  • installer des plantes ou arbustes devant les fenêtres les plus exposées, en pot sur un balcon si besoin.

Ces gestes font gagner quelques degrés, mais ne remplacent pas un chantier structurel si le logement reste classé « insuffisant ».

Pourquoi s'occuper du confort d'été maintenant plutôt que d'attendre

Trois raisons concrètes justifient d'agir sans attendre une éventuelle réforme :

  • Le confort de vie immédiat : un logement mal protégé devient difficilement vivable dès qu'une canicule s'installe, et pas seulement quelques jours par an — les épisodes de forte chaleur se multiplient chaque été.
  • Les économies d'énergie : sans confort d'été, les occupants finissent souvent par s'équiper d'un climatiseur, avec la facture qui va avec. Traiter la cause en amont évite cette dépense récurrente.
  • La valeur du bien : un logement frais l'été sans climatisation est un argument de poids à la location comme à la vente, à mesure que le sujet gagne en visibilité auprès des acheteurs et locataires.

Le cadre réglementaire va d'ailleurs dans ce sens, comme évoqué plus haut avec la loi Relance du logement votée au Sénat le 8 juillet 2026. Le ministère du Logement a par ailleurs annoncé la création d'un futur « DPE confort d'été », sous forme d'une lettre distincte de l'étiquette énergie classique. Aucun de ces textes n'est encore appliqué à ce jour, mais la direction est prise, anticiper reste la position la plus confortable, pour vous comme pour vos occupants.

Questions fréquentes

Un logement classé A au DPE peut-il être inconfortable l'été ?
Oui. La classe A récompense une faible consommation de chauffage, pas la fraîcheur estivale. Un logement A mal protégé du soleil et sans ventilation traversante peut afficher un confort d'été « insuffisant ».
Où trouver la note de confort d'été sur mon DPE ?
En page 2 du rapport, sous forme d'une échelle à trois niveaux (insuffisant, moyen, bon), avec le détail des critères évalués. Elle n'influence pas la lettre A à G.
La climatisation améliore-t-elle le confort d'été noté sur le DPE ?
Non. L'indicateur évalue uniquement le confort passif du bâti. Seuls des travaux sur l'isolation, les protections solaires et la ventilation le font progresser.
Quels travaux prioriser pour un budget limité ?
La pose de volets ou brise-soleil sur les fenêtres exposées offre le meilleur rapport effet/coût, suivie de l'isolation de la toiture si le budget le permet.

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